La Photographie ICM est à la mode en ce moment, mais qu’est ce que ce terme anglais signifie donc ? ICM est l’acronyme de Intentional Camera Movement – en français le MIA – Mouvement Intentionnel de l’Appareil. Et non ce n’est pas une technique inventée à Marseilles, même s’il s’agit bien de faire un peu danser son appareil photo. A l’occasion de la sortie de mon nouveau stage dédié à ces techniques (2 sessions en 2027 – places limitées), voici un petit article de présentation de cette discipline. Par Philippe Body

La photographie ICM – définition

Je me suis intéressé à cette technique de photographie ICM dès mes débuts, à travers les images de Ernst Hass – le papa de la photographie ICM et l’un de mes premiers « maîtres » virtuels. A l’époque le grand photographe américain parlait simplement de flous de mouvement. Expression qui me parait toujours plus précise et pertinente. La photographie ICM regroupe des techniques de flous de mouvement appliquées volontairement dans le but de créer des images artistiques, très expressives, où le mouvement et la fusion des couleurs sont plus importantes que la réalité et la netteté. Bon pour les amoureux des termes anglo-saxons, on pourrait dire « motion blur ». Ernst Haas disait qu’il « peignait avec la lumière » et parfois ses images étaient très abstraites.

 

photographie ICM

© Philippe Body – Panning 

Un recyclage de vieilles techniques

Il en va en photo comme dans la ùmode, les vieilles choses sont d’abord un peu ringardes avant de devenir vintage et de redevenir « tendance ». Parmi ces techniques, on en trouve donc certaines  bien connues des photographes (et dont j’ai déjà parlé dans ce blog), même si souvent explorées de façon superficielle comme le : filé, le zooming et l’explozoom.

Histoire de la photographie ICM

Le mouvement une obsession des photographes

La photographie est l’art de la représentation qui entretient le plus un rapport particulier avec le temps et le mouvement. Dès ses origines, des photographes ont cherché à capter et figer le mouvement. Leur but était d’abord de fixer sur l’image des mouvements trop rapides pour être perçus par l’oeil humain. Il y eut bien sûr Edward Muybridge et sa célèbre photo de cheval en pleine course (1878), puis la Chronophotography (Muybridge et Etienne-Jules Marey) qui décomposait le mouvement.

Le flash et Doc Edgerton

Quelques années plus tard, Doc Edgerton va arrêter littéralement le temps avec ses images de balles traversant une pomme ou une carte à jouer, prises avec une batteries de flashs pour figer ces vitesse extrêmes. Bref, au début de la photographie, on cherche avant tout à « arrêter » le temps.

Exprimer le temps et le mouvement

L’idée d’exprimer le mouvement grâce à la photographie apparait à peu près à la même époque avec les futuristes italiens (qui regroupent peintres, photographes et écrivains), notamment Anton Giulio Bragaglia avec son concept de photodynamisme (1911). Cette fois, on cherche à capturer la trajectoire et l’énergie des corps en mouvement plutôt que de les figer.

école futuriste italienne

© Anton Giulio Bragaglia


On peut citer aussi Alexey Brodovitch avec sa série « Dog chasing my car » – en 1949. Une série intéressante (j’adore l’image ci-dessous), même si on peut se demander si le mouvement ICM est réellement intentionnel ou le résultat d’une faible sensibilité ISO.
photo ICM

© – John Divola 1949


Cependant, c’est au milieu du 20ème siècle que l’ICM prend sa véritable forme esthétique avec le travail de Ernst Haas.

Ernst Haas – le père de la photographie ICM

Ernst Haas, photographe autrichien et américain commence sa carrière comme photojournaliste. Il réaliseen 1947 un reportage sur le retour des prisonniers de la seconde guerre mondiale qui attire l’attention de Robert Capa qui le fait entrer dans la prestigieuse agence photo Magnum.

Au début des années 1950, Haas s’installe aux États-Unis. Alors que la photographie d’art et le photojournalisme de l’époque privilégient encore quasi exclusivement le noir et blanc, il fait le choix audacieux d’adopter le film couleur (notamment la pellicule Kodachrome). Ce film diapositive, apparu en 1936, se déclinait alors en sensibilité 25 et 64 ISO. Les flous de mouvement étaient quasi obligatoire dès que la lumière baissait ou que les mouvements du sujet étaient trop rapide. Parfois, cela donnait des résultats intéressants – ce que Agnès Sire* appelle joliment des accidents poétiques. Tous les photographes qui travaillaient en diapositives ont jusque dans les années 2000, connaissent bien ces images improbables, obtenues en vitesse lente par défaut de lumière et de sensibilité. Mais le photographe de Magnum va en faire un art véritable. Ci-dessous, Haas imprime à son appareil une brusque secousse qui souligne parfaitement le mouvement du sujet, et tout ça sans sacrifier l’instant « T » du départ de la compétition. Grosse grosse maitrise.

ICM

© Ernst Haas

Peindre avec la lumière – les débuts de la photographie ICM

Ernst Haas est fasciné par les flous de mouvement et la fusion des plages couleurs qu’ils engendrent. Il va le premier et plus en profondeur que n’importe quel autre photographe explorer cette dimension. Il invente des techniques lui permettant de faire des filés de plusieurs secondes, il imprime à son appareil des mouvements qui soulignent ceux de son sujet et va jusqu’à réaliser des images totalement abstraites où tout n’est que lumière et mouvement. Ses travaux sur les chevaux, la corrida ou les danses balinaises sont emblématiques et totalement précurseurs. Pour Haas, la couleur n’était pas un simple outil d’enregistrement du réel, mais souvent le sujet principal de la photographie. Il définissait son approche comme une volonté de « peindre avec la lumière ». Éloigné de l’obsession de la netteté absolue et du strict « instant décisif » d’Henri Cartier-Bresson, il préférait étirer le temps pour privilégier l’émotion, le rythme et la poésie visuelle. Ci-dessous un filé en pose très longue réalisé avec un appareil à viseur télémétrique indispensable pour suivre le sujet pendant plusieurs secondes.

ICM

© Ernst Haas – filé pose très longue

Le règne du « net »

Avec l’arrivée de l’autofocus dans les années 80, puis du numérique, la course à la netteté est engagée. Promue par les fabricants d’appareils qui voient l’occasion de vendre du matériel cher et toujours plus perfectionné, cette course à la netteté est facilitée par la montée en ISO des boitiers et l’apparition récente de logiciels de réduction du bruit ultra-performants. Les accidents poétiques disparaissent et la netteté règne en maitre. Une image floue est une image ratée. Les techniques inventées et développées par Ernst Haas vont tomber dans l’oubli ou l’indifférence. Aujourd’hui avec la multiplication à l’infini des images identiques sur les réseaux, le flou revient en grâce et c’est très bien. Avec ces techniques, 2 photographes n’ont aucune chance de faire la même image, on est forcément dans l’expression personnelle. Mais attention, avec l’ICM, rien ne sert d’avoir un boitier ultra-perfectionné, il faut du métier, du savoir faire, bref on revient à l’artisanal.

Les techniques de la photographie ICM

La photographie ICM utilise plusieurs techniques distinctes, souvent combinées par les photographes. Je ne vais pas en faire le panorama complet ici, ce serait trop long, mais j’y reviendrai dans de futurs articles et surtout dans un ouvrage sur le mouvement en cours d’écriture (spolier). L’idée est toujours d’imprimer un mouvement intentionnel à l’appareil, pour créer un flou artistique, souligner le mouvement du sujet ou vréer un univers onirique. Voici quelques unes des techniques utilisées.

Le filé et la bascule

Il s’agit d’imprimer à l’appareil un mouvement horizontal (panning) ou vertical (Vertical-Tilting) pendant l’exposition. On peut aussi imprimer un mouvement en diagonale qui crée des obliques très dynamiques. De nombreuses variantes sont possibles. Classiquement, les photographes utilisent le filé horizontal pour suivre le sujet. A l’époque de l’argentique, cela permettait de photographier avec des vitesses plus lentes dans des conditions de faible lumière. Les photographes de sport l’utilisent aussi pour éliminer un arrière plan gênant (foule, publicités, etc.). Mais il est possible d’utiliser le filé à des fins créatrices y compris sur des sujets immobiles.

J’ai déjà parlé de la technique du filé dans plusieurs articles

filé photo poses lentes

© Philippe Body – Filé pose longue

Ondulés (Wavy), mouvements libres (freestyle)

Cette fois, les mouvements imprimés à l’appareil sont de toutes sortes, ondulations, en forme de 8, de virgule, etc. Souvent utilisés pour souligner ou s’accorder avec le mouvement d’origine d’un sujet en déplacement. Les possibilités sont infinies, mais cela requiert de longues expérimentations et des gestes très précis. Ci-dessous: f/8 – 1/2 sec – filtre ND variable – mouvement en forme de vague  « tilde ».

stage photo ICM flou de bougé volontaire

Le mouvement circulaire (Circular)

Cette fois on tourne l’appareil d’un quart de tour, pendant toute ou partie de l’exposition. Plus facile avec objectif fixé sur son collier de pied, il donne des résultats souvent très intéressants. Le sujet doit être au centre pour rester à peu près net et plus on s’écarte de l’axe optique plus l’effet est fort et les trainées bien visibles.

flou circulaire

© Philippe Body

Les secousses et saccades – (Twist, Shadder, Saking)

Plutôt que des mouvements fluides et amples, on peut imprimer à l’appareil des petites saccades voire des secousses plus nerveuses et moins longues. Ci-dessous, une petite secousse nerveuse donne l’impression que la lumière s’écoule par la fenêtre.

photo ICM

© Philippe Body

Zooming – Zoomburst

Cette fois c’est l’objectif qui bouge. Technique ancienne, mais très créative, car on peut varier les effets avec des courses de zoom plus ou moins longues et lentes, par paliers, etc. Relisez mon article sur le sujet : https://avecunphotographe.fr/reussir-effet-de-zooming/

Ci-dessous, filé lent et court sur trépied – f/8 – 2 secondes.

photo ICM

© Philippe Body

Les surimpressions / multiexpositions

Autrefois, il suffisait de débrayer l’avancement du film pour exposer 2 ou plusieurs fois de suite. Il fallait bien sûr finement calculer son exposition. Aujourd’hui la plupart des marques – à l’exception notable de Sony – proposent cette fonction. L’avantage sur les appareils hybrides à visée électronqiue est que l’on peut visualiser le résultat final et donc bien caler la seconde vue pour qu’elle se superpose parfaitement avec la première – ce qui autrement nécessite un trépied. Certains boitiers (Canon) proposent aussi un mode surimpression en rafale utilisé souvent pour tourner autour de son sujet aunsi que plusieurs modes de fusion d’images ce qui est capital. La photo ICM ci-dessous a été réalisée à main levée en 2 temps : première images au 1/25° de sec pour voir une partie nette et la seconde à 1/2 seconde. Fusion dans l’appareil puis dans Photoshop.

photo ICM

© Philippe Body – Multiexposition (2 vues)

Image fantôme – Ghost effect

Parfois appelé aussi « exposition hybride », cette technique raffinée consiste à ne pas imprimer un mouvement durant toute l’exposition, mais seulement une fraction de celle-ci. On a ainsi une image dans laquelle parties nettes et floues se fondent. Le plus simple est d’utiliser la surimpression, mais c’est aussi possible en une seule prise sur trépied voire même à main levée si vous êtes suffisamment rapide. Ci-dessous, une danseuse khmère à Siem Reap – 1 seule vue – 1/4 seconde / f7.1 – ISO 125

photo ICM

© Philippe Body


Toutes ces techniques ne représentent qu’un échantillon de ce qu’il est possible de faire, car beaucoup de photographes les combinent entre elles.

Principes communs aux techniques de photographie ICM

D’abord, le flou c’est comme la netteté, cela n’exprime rien en soi. Si la netteté ne suffit certainement pas à faire une bonne image, on peut dire exactement la même chose du flou volontaire. La démarche et l’intention du photographe restent primmordiales. Ce qui change avec l’ICM, c’est que vous devez imaginer le résultat final. Ce que vous avez sous les yeux ne représente pas ce que vous allez obtenir. Cela demande donc de regarder, de réfléchir différemment et de développer une image mentale du résultat espéré..

La lumière encore et toujours

Comme toujours la lumière est fondamentale. Pour les filés verticaux par exemple, les points de lumière filtrant à travers les feuilles des arbres vont créer des trainées lumineuses ou des images fantôme que vous aurez bien du mal à obtenir avec une lumière frontale. Les couleurs également et le fond sont capitaux. Certains effets – images fantômes par exemples – ne se voient que sur un fond sombre.

Mouvement brusques ou lents

La vitesse et l’ampleur de vos mouvements changent tout. Ici, la maitrise de son appareil n’apporte pas grand chose, vous devez perfectionner vos gestes. Surtout si vous souhaitez reproduire un effet qui vous a plu. L’ICM est le royaume du savoir faire pas celui des outils. Et la clé de la réussite s’appelle expérimentation. Pour obtenir de bons résultats, il faut essayer, noter, ré-essayer.

La créativité au bout du tunnel

Faire un beau flou de bougé volontaire est autrement plus difficile que de faire une photo nette. Mais c’est également bien plus créatif. Lors de mes voyages photo, j’ai souvent remarqué que plus le paysage est grandiose, moins les photographes travaillent et font preuve de créativité. La beauté qu’ils ont sous les yeux leur suffit. On est bien plus créatifs quand le sujet n’est pas photogénique. Si vous en doutez, venez faire le stage Cadrer avec ses pieds et vous réaliserez à quel point on peut être créatif lorsque le sujet n’est « pas très beau ». Donc si vous mettez 10 photographes devant un magnifique paysage à un instant « T », ils feront 10 images sinon identiques du moins très proches. Avec la photo ICM aucune chance. Tout ce que vous produirez sera infinment personnel et forcément créatif, car résultant de choix particuliers et personnels. C’est là tout le bonheur apporté par ces techniques.

La photographie ICM aujourd’hui

Giacomo Bucci

Il a développé dans les années 1970 une pratique fondée sur le mouvement contrôlé de l’appareil pendant la prise de vue. En 1973, sa démarche a été décrite dans la revue Photo 13 ; il a ensuite exposé à Londres en 1974. Bucci est notable pour avoir formulé et montré cette approche avant que le terme ICM ne se généralise.

Giacomo Bucci

© Giacomo Bucci

Kōtarō Tanaka

Souvent cité pour sa série sur les feux d’artifice de 1962 dans laquelle il bouge l’appareil pour créer des graphismes abstraits, mais c’est plus des essais qu’autre chose.

Freeman Patterson

Le photographe canadien a utilisé des techniques ICM dès les années 70, avec notamment sa série sur les arbres. Il utilise de nombreuses techniques – notamment la surimpression et la surimpression en rafale pour des images allant de l’abstrait au figuratif.

Freeman Patterson

© Freeman Patterson

Doug Chinnery

Le photographe britannique est connu notamment pour ses photographies de paysages parfois très abstraites réalisés avec l’ICM. Il combine parfois ces techniques ce mouvement avec des poses longues et des expositions multiples pour transformer les paysages en images floues, expressives et proches de la peinture. Pour lui, la netteté en photographie est « surestimée ». Il utilise son boîtier comme un pinceau pour privilégier l’émotion, la texture, la couleur et la réponse sensorielle face à un lieu plutôt qu’une restitution littérale de la réalité. Doug Chinnery insiste particulièrement sur le mot « intentionnel » dans l’ICM. Le mouvement ne doit pas être un hasard, mais un geste délibéré et maîtrisé pour traduire une vision artistique intime.
Techniques mixtes : en plus de bouger l’appareil pendant la pose longue, il superpose fréquemment plusieurs clichés grâce à la double ou multi-exposition et intègre des techniques de post-traitement poussées pour donner de la profondeur à ses abstractions.

Chris Friel

Le photographe britannique emblématique est à juste titre considéré comme l’un des plus grands maîtres contemporains de la photographie ICM. Cet ancien peintre a délaissé les pinceaux pour l’appareil photo en 2006 abordant la photographie sous l’angle de l’expressionnisme abstrait. Le flou artistique provoqué par le mouvement n’est pas un simple effet technique, mais une transcription visuelle d’une « sensibilité intérieure » mélancolique et poétique.
Techniques : l’exposition hybride ou ghost effect ou image fantôme. Friels combine un instant d’immobilité relative (pour fixer de légères formes reconnaissables dans l’image) suivi d’un mouvement directionnel ou d’une secousse brusque en fin de pose (pour étirer la lumière et créer une traînée éthérée). Il utilise fréquemment des objectifsà bascule et décentrement (Tilt-Shift) pour réduire drastiquement la profondeur de champ et accentuer le flou avant même le mouvement. Il superpose parfois de nombreuses expositions (jusqu’à 8 ou 9 prises de vues sur un même cliché) directement depuis son boîtier. Il ne postraite pratiquement pas ses images.

© Chris Friel

Erik Malm

Le photographe professionnel suédois est pour moi la fugure majeurs de la photographie ICM aujourd’hui. Son travail se distingue par une approche combinant une grande technicité avec une sensibilité poétique qui transforme la nature en tableaux lumineux et abstraits. Avant de se consacrer à la photographie, Erik Malm a été musicien professionnel dans l’univers de la musique classique et orchestrale.et il compare ses mouvements d’appareil photo à la direction d’un orchestre. Le mouvement du boîtier est son instrument, et la lumière ambiante forme la partition.

photo ICM

© Erik Malm


Techniques: E. Malm n’utilise presque pas de multi-exposition et pas de travail en post-production. Ses images sont réalisées en une seule prise. Ses gestes combinent souvent plusieurs rotations, balayages et variations de vitesse pendant une seule et même exposition.

* Ernst Haas : 1921-1986 – Bien que consacré comme un très grand photographe par la première exposition individuelle consacrée à la photographie couleur au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, Haas sera boudé par le marché de l’art américain – en grande partie à cause de son utilisation de films couleurs – jusqu’après sa mort. Depuis 2010 plusieurs livres de ses images ont été publiés, mais pas celles consacrées au mouvement hélas. On peut cependant les trouver en occasion.

Stéphanie Johnson

Stephanie Johnson est une photographe américaine spécialiste de la photographie ICM qui m’a été présentée par mon ami David Duchens qui a collaboré avec elle sur un worshop et dont vous pouvez retrouver le « replay » sur son site. Elle se consacre à l’ICM, la photographie abstraite et aux procédés créatifs réalisés directement à la prise de vue. Elle est également créatrice et éditrice de ICM Photography Magazine
techniques: en plus des techniques traditionnelles d’ICM, elle utilise la surimpression  la prise de vue et en post-traitement sous Photoshop.
La multi-exposition : elle superpose plusieurs prises de vue pour créer des images plus complexes et évocatrices.

photo multiexposition ICM

© Stephanie Johnson

Roxanne Bouché Overton

La photographe américaine est reconnue comme l’une des figures majeures de la technique de l’ICM (Intentional Camera Movement ou mouvement intentionnel de l’appareil photo). Ses images se caractérisent par un travail très poussé sur les forts contrastes, les lignes, les formes épurées et une atmosphère souvent minimaliste ou onirique.
Technique : elle combine souvent les mouvements volontaires du boîtier en pose lente à des expositions multiples.

photo ICM

© Roxanne Bouché Overton

Pep Ventosa

L’artiste utilise une technique qui est en général plutôt rattachée à ce que l’on appelle aujourd’hui l’impressionisme.

photo impressioniste

© Pep Ventosa

Conclusion

J’espère que cet article vous a plu et donné envie de pratiquer la photo ICM – à laquelle je consacre désormais une formation en présentiel de 3 jours. L’été prochain, he proposerai également des sorties initiation ICM sur ce thème dans la ville de Tours. Merci de partage et de commenter si vous avez apprécié.

 

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Philippe photographe de voyage professionnel a deux passions : la photographie et le voyage.  Après  … lire plus

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plusieurs séjours en Afrique, il se rend en Asie et c’est l’éblouissement. A la fin des années 80, il réalise ses premiers reportages en Inde, dont un sujet sur l’inaccessible ethnie Muria dans la province reculée du Chattisgarh et le gigantesque projet de barrage Narmada. Plusieurs publications s’ensuivent et ses premiers reportages sont diffusés par l’agence VU. En 1990, il est l’un des premiers photographes à revenir au Vietnam qui sort enfin de son isolement. Cinq ans plus tard, il entre à l’agence Hoa Qui, spécialisée dans la photo de voyage avant de rejoindre en 2007 la prestigieuse agence Hemis.fr. En 2010, il créé le site “www.avecunphotographe.fr” pour proposer ses propres stages et ceux de quelques photographes de grande qualité. Aujourd’hui son travail est diffusé par les agences Hemis.fr – Getty et AGE fotostock ainsi que sur son propre site professionnel www.philippebody.com

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